L'origine du terme Bouddha :
Bouddhisme" : un mot qu’on entend fréquemment depuis quelques années. Un mot que l’on rencontre un peu partout, que ça soit dans la presse où des articles paraissent régulièrement, à la télévision avec des émissions traitant des différentes façons de vivre le bouddhisme, ou encore dans les librairies où chaque maison d’édition s’efforce de publier son livre d’introduction au bouddhisme. Bien plus, des pubs nous montrent des tibétains qui mangent du fromage suisse ou se servent d’un insecticide. Des groupes de musique comme Buddha Bar s’inspirent de cette mouvance. Dans les Tabacs, on trouve des rosaires bouddhiques chinois entre les chewing-gums et les jeux à gratter. La décoration accidentale intègre de plus en plus des sculptures de bouddhas. Têtes de Bouddhas, Mains de bouddhas, Statuettes de bouddhas, Bouddhas en pierre, Bouddhas en resine, Bouddhas en Bois, Bouddhas en Bronze ... Aujourd'hui , la représentation de bouddha sous toutes ces formes est un art recherché par les occidentaux et plus particulièrement par les décorateurs. La simple présence d'une statuette de bouddhas inspire respect, sérennité et calme au sein d'un environnement. Bref .. une statuette de Bouddhas est à la mode.
Quelle définition ? Le mot bouddha est, en sanskrit, le participe passé passif de la racine bhudh (budh par application de la loi de Grassmann). On explique la déaspiration budh-ta → bud-dha par la loi de Bartholomae. La racine signifiant « s'éveiller », de même étymon indo-européen que le grec ancien punthánomai « s'informer » ou que l'allemand bieten et l'anglais to bid (après des évolutions sémantiques profondes), entre autres nombreux dérivés dans les langues indo-européennes, le terme buddha signifie donc littéralement « qui s'est éveillé ». Les langues occidentales ont emprunté le terme sanskrit, en l'adaptant à leur orthographe (Bouddha en français, Buddha en anglais, etc.).
Les 3 types d'éveil du Bouddhas:
Dès l'origine, les textes pālis distinguent trois voies vers l'éveil.[2]
Est śrāvakabuddha (sanskrit ; pāli sāvaka-buddha), auditeur, celui qui a atteint le nirvana grâce à l'enseignement d'un bouddha. Il est plus souvent appelé arhat et n'est pas toujours considéré comme un bouddha.
Est pratyekabuddha (sanskrit, pāli pacekka-buddha), bouddha solitaire, celui qui a trouvé la voie par lui-même, mais n'a pas les capacités de libérer d'autres êtres.
Est samyaksambuddha (sanskrit, pāli sammāmsam-buddha ), bouddha pur et parfait, celui qui a atteint l'éveil pur et parfait (samyaksambodhi) par lui-même et a les capacités d'enseigner le dharma. Atteindre cet éveil demande de suivre la carrière de bodhisattva.
C'est ce dernier type que désigne le plus souvent le terme bouddha. L'exemple le plus célèbre en est le Bouddha historique, Sakyamuni, mais d'autres samyaksambuddha sont reconnus et vénérés.
Après son nirvāna, un bouddha est affranchi de tout lien (samyojana), mais peut encore être affecté par la maladie ou empoisonné ; si son corps porte trente-deux marques distinctives, il est néanmoins constitué de quatre éléments et donc périssable. Cependant, certains textes évoquent la quasi-invulnérabilité du bouddha parfait, résultat du fait qu’il a évacué son mauvais karma, en particulier en sacrifiant au cours de nombreuses existences des parties de son corps, voire sa vie. La blessure infligée par Devadatta à Shakyamuni est ainsi interprétée comme le signe d’un léger reste de mauvais karma.
Le bouddhisme theravada :
La culture de la Thaïlande est profondément imprégnée par le bouddhisme theravâda, religion officielle et pratiquée par presque toute la population (4 % de musulmans et moins de 1 % de chrétiens). Une grande part des arts — peinture, sculpture de bouddhas, statuettes de boudhas, têtes de boudhas, statues de bouddhas, architecture, danse et musique — subit cette influence et est au service des représentations traditionnelles du bouddhisme et de ses dérivés.Le bouddha est représenté sous diverses formes( statuettes, mains, têtes, sculptures, statues,.. )
Le bouddhisme theravâda, en pāli « doctrine des Anciens », sanskrit sthaviravāda est la forme de bouddhisme dominante en Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Myanmar, Laos, parties du Vietnam), parmi les Chinois d’Indonésie et de Malaisie ainsi que chez certaines ethnies du sud-ouest de la Chine. Son implantation en Occident est plus récente que celle des courants zen ou vajrayâna.
Comme son nom l’indique, il se veut l’héritier de la doctrine originelle du Bouddha. À cet égard, il est apparenté aux courants définis comme hinayâna par le bouddhisme mahâyâna apparu au début de l’ère chrétienne. Hinayâna et theravâda sont des termes souvent employés l’un pour l’autre, malgré les objections de nombreux pratiquants du theravâda. La « doctrine des Anciens » s'appuie sur un canon rédigé en pāli nommé Triple corbeille ou Tipitaka, comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, recueillies par ses contemporains mais retranscrites bien plus tard.
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